Est-ce que les sources marines et végétales sont à égalité pour la santé?

Selon une étude chez les femmes, la composition en lipides (gras) du régime alimentaire affecterait directement la santé cardiométabolique et l’apport en acides gras polyinsaturés serait inversement associé au risque cardiovasculaire.

Parmi les acides gras polyinsaturés, nous retrouvons la famille des Oméga-6 et la famille des Oméga-3, les Oméga-6 étant 10 fois plus présents dans l’alimentation nord-américaine.  Nous y trouvons aussi deux sous-familles des Oméga-3 et pour simplifier, nous allons parler des sous-familles végétales versus marines.  Les Oméga-3 végétaux sont dits « essentiels » car ils ne peuvent pas être synthétisés par le corps humain alors que les Oméga-3 marins peuvent être synthétisés à partir de la conversion des Oméga-3 végétaux donc ils sont dits « non-essentiels ».

À ce jour, les études ne démontrent pas de consensus ferme sur l ‘effet de la supplémentation en Oméga-3 et la réduction des taux de triglycéride plasmatiques quoique 70% des sujets bénéficieraient d’une diminution de 12%  de leur taux après 12 semaines de supplémentation.

Les effets bénéfiques des Oméga-3 sur la santé cardiométabolique seraient davantage reliés à la consommation d’Oméga-3 marins, les Oméga-3 végétaux n’exerçant que des effets anti-inflammatoire modestes et ceux-ci pourraient résulter de la conversion d’un apport élevé d’Oméga-3 végétaux en Oméga-3 marins.

Nous pourrions croire qu’il n’est pas primordial de consommer les Oméga-3 marins régulièrement si notre alimentation est suffisamment abondante d’Omaga-3 végétaux mais les taux de conversion sont très inefficaces et ceux-ci varient entre 1 et 8% seulement.  Cette information se révèle être une clé pour comprendre l’importance d’un apport en Oméga-3 marin suffisant dans son alimentation.

Un des effets spécifiques des Oméga-3 marins est leurs propriétés anti-inflammatoires qui sont bien supérieur aux Oméga-3 végétaux. Pour la prévention des maladies cardiovasculaires, deux repas de poissons riches en Oméga-3 seraient suffisants pour combler  les besoins mais cinq portions de poissons gras seraient nécessaires pour les personnes avec des taux déjà élevés de triglycérides.  Un supplément nutritionnel devient alors indiqué étant donné la difficulté d’atteindre cet apport avec l’alimentation.

Dans le monde scientifique, le lien entre les Oméga-3 et le risque cardiovasculaire est un sujet encore très chaud et il demeure à préciser les doses efficaces en ce qui a trait à la supplémentation.  En plus des effets sur la santé cardiovasculaire, plusieurs études ont démontré une relation entre les Oméga-3 et plus particulièrement de source marine et la survenue de la démence, les maladies inflammatoires, le cancer de la prostate et le traitement de la dépression.  Bien que certains résultats laisse entendre que les Oméga-3 seraient associés à une baisse des symptômes des différents troubles de l’humeur, les résultats demeurent discutables et d’autres études sont nécessaires pour en confirmer la validité.

D’ici à ce que les lignes directives soient bien établies, il y a tout de même un consensus quant à l’importance de consommer des Oméga-3 marins provenant des aliments régulièrement, soit au moins deux portions de poissons gras par semaine.  Les meilleures sources sont : le saumon, le hareng, les anchois, le maquereau, les sardines, la truite, les huîtres cuites, les crevettes, le flétan  et  le turbot, etc.

Les sources d’Oméga-3 végétales ne sont pas à réduire de son alimentation mais il faut tout simplement ne pas uniquement compter sur elles : fèves de soya, boisson de soya, graines de lin moulues, graines de chia, noix de Grenoble, huile de canola biologique, huile d’olive, amandes et tofu.

Présentement, le contenu distinctif en Oméga-3 marins et végétaux n’est malheureusement pas disponible sur les étiquettes des produits alimentaires. Il faut donc lire la liste des ingrédients pour en déduire les quantités respectives.

D’emblée, une supplémentation en Oméga-3 ne s’avère pas nécessaire mais devrait être considérée en présence de troubles cardiométaboliques sous la supervision de votre médecin ou nutritionniste.

Référence

www.passeportsanté.net

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