L'aquaculture génétiquement modifié, quels poissons sont touchés ?

L’aquaculture génétiquement modifié, quels poissons sont touchés ?

À ce jour, plusieurs travaux de recherche portent sur la transgénèse appliquée aux poissons. L’aquaculture génétiquement modifié (GM) est de plus en plus répandue dans notre industrie alimentaire.  Parmi les espèces de poissons GM destinées à l’élevage, on trouve le tilapia, le saumon de l’Atlantique et certaines espèces de saumon du Pacifique. À ce jour, seul le saumon AquAdvantage a été approuvé à des fins d’alimentation humaine au Canada et aux États-Unis. Au Canada, aucune demande d’approbation pour l’élevage n’a été déposée à ce jour. Toutefois, la production commerciale d’œufs embryonnés stériles a été autorisée dans des installations terrestres étanches de l’Île-du-Prince-Édouard.

L’élevage de ce saumon GM se poursuit dans des bassins d’aquaculture situés dans des installations terrestres étanches au Panama. Contrairement à une opinion répandue, les truites triploïdes destinées à l’ensemencement sont développées par un procédé qui n’implique pas de transgénèse.

Les poissons GM destinés à l’alimentation humaine

Les poissons pourraient éventuellement être les premiers animaux GM approuvés à des fins de consommation humaine. Les travaux de transgénèse chez les poissons portent notamment sur l’augmentation de la vitesse de croissance des poissons par une modification génétique au niveau d’une hormone de croissance. Des études sont en cours dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis et dans certaines provinces canadiennes. La première demande d’approbation pour fins de la production commerciale d’un poisson transgénique (saumon de l’Atlantique à croissance accélérée) a été déposée auprès de la U.S. Food and Drug Administration au début de l’an 2000. Suite à l’évaluation de la demande, la FDA a approuvé la commercialisation de ce saumon en novembre 2015.

Autres poissons GM?

Des transgénèses sont réalisées sur certains poissons ornementaux. Par exemple, le poisson-zèbre rouge a été modifié génétiquement afin de le rendre fluorescent. À l’origine, ce poisson GM avait été développé en vue d’aider à la détection de polluants, car la fluorescence est activée en présence de certains composés toxiques. Ce poisson n’a pas reçu d’approbation au Canada et aux États-Unis.

Pour ce qui est du poisson GM Glofish TM fluorescent qui est approuvé et vendu aux États-Unis, il n’a pas été approuvé au Canada. L’objectif de cette transformation n’était que pour la décoration dans les aquariums. Il a donc été retiré de certaines animaleries canadiennes. Sa vente au Canada est interdite.

D’autres espèces de poisson GM sont utilisées exclusivement aux fins de la recherche fondamentale en génie génétique. Le poisson zèbre, en anglais zebra fish ou zebra danio (Brachydanio rerio); le medaka (Oryzias latipes); et le poisson rouge, en anglais goldfish (Carassius auratus) figurent parmi ces espèces.

Risques environnementaux potentiels associés aux poissons GM

  • Dissémination du transgène : Les poissons mâles GM pourraient avoir un avantage reproductif sur les autres poissons. Cette situation pourrait assurer la transmission du transgène à une nouvelle génération de poissons dont la capacité de reproduction pourrait être modifiée, soit à la hausse, soit à la baisse, selon le gène introduit et l’espèce de poisson. Ces effets pourraient menacer la survie des populations sauvages.
  • Concurrence inégale pour les ressources : Les saumons à croissance rapide pourraient entrer en concurrence avec les poissons non transgéniques et s’accaparer les ressources alimentaires et les lieux de reproduction.
  • Survie limitée : Les saumons GM, en croissant plus rapidement, pourraient avoir de la difficulté à s’adapter à leur milieu et à se reproduire. Par ailleurs, poussés par un fort désir de se nourrir, les saumons GM ne fuiraient pas leurs prédateurs, mettant ainsi leur vie en danger.

Mesures de prévention envisagées comme les chercheurs n’ont pas encore cerné tous les impacts environnementaux associés aux poissons transgéniques, ils suggèrent d’appliquer quelques mesures de prévention lors de l’élevage de ces derniers :

  • Utiliser des femelles stériles
  • Limiter l’élevage à des installations qui n’offrent aucune possibilité de contact avec le milieu aquatique ouvert.

Référence :  www.omg.gouv.qc.ca

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