ALIMENTATION ET GROSSESSE : LES INCONTOURNABLES

Une panoplie d’information sur l’alimentation et la femme enceinte est à la portée du public si l’on pense aux centres de santé, aux pharmacies, aux librairies, à l’internet ou à l’information circulant dans les médias.

Quoi penser et comment trier les informations les plus pertinentes.

Voici le recueil des informations primordiales pour mener à terme un bébé en bonne santé.

Pour éviter les infections alimentaires pouvant affecter le fœtus, il faut éviter tous les poissons et fruits de mer crus pouvant contenir des bactéries et des parasites tels que la listeria et le toxoplasma gondii. Tous les poissons et les viandes doivent être bien cuits et atteindre au minimum 71 degrés C. Une à deux portions de poissons et de fruits de mer par semaine est recommandée (au moins 150 grammes) pour répondre aux  besoins accrus en acides gras oméga-3 de l’alimentation. Les acides gras oméga-3 sont acheminés au fœtus par le placenta et contribuent au développement du cerveau et des tissus. Cette quantité de poisson ne  dépasse pas les quantités de mercure pouvant altérer le développement neurologique du fœtus.  Les meilleures sources d’oméga-3 et contenant peu de mercure sont  le saumon, la truite, le hareng et le maquereau.

Parallèlement, tous les fromages ne peuvent pas être consommés sans risque de contamination par la listeria ou la salmonelle. Il faut éviter les fromages à base de lait cru et opter pour les fromages de lait pasteurisé sans croûte. Une portion par jour devra suffire.

En ce qui  a trait à la consommation de caféine, la limite sécuritaire est l’équivalent de deux tasses de café par jour, soit l’équivalent de 300 mg de caféine par jour.  Toutefois, il faut tenir compte des autres sources de caféine dans son alimentation telles que le thé, le chocolat, les boissons énergétiques ou alcoolisés en contenant.

Du côté de l’alcool, aucun seuil n’a pu être établi afin de déterminer la quantité d’alcool en dessous de laquelle il n’y a aucun effet néfaste pour le fœtus. C’est donc à éviter. Les effets de l’alcool durant la grossesse dépendent de différents facteurs, dont la quantité d’alcool consommée, le stade de la grossesse et la capacité de la mère d’éliminer l’alcool de son système. Une consommation modérée d’alcool, définie comme moins d’une consommation par jour, est liée à un retard de croissance intra-utérine et à un indice d’Apgar plus faible à la naissance. La consommation d’alcool au cours du premier trimestre peut entraîner des anomalies structurales et anatomiques. Au deuxième et au troisième trimestre, le risque de retard de croissance et d’atteinte fonctionnelle augmente avec la quantité d’alcool circulant dans le sang.

Il y a une tendance chez les femmes enceintes à surestimer le surplus calorique requis pendant la grossesse et la prise de poids peut vite dépasser les normes de Santé Canada. Ceci engendre des risques accrus de pré éclampsie, de diabète gestationnel et d’obésité infantile. Durant le premier trimestre, les besoins énergétiques n’augmentent presque pas. Tout au plus, un grand verre de lait suffit à combler la différence Calories. Selon l’Institut de Médecine, au deuxième trimestre les besoins énergétiques augmentent de 340 Calories par jour. Cela représente un fruit, une tartinade au beurre d’arachide et un verre de lait. Tandis qu’au troisième trimestre, la croissance du bébé étant très rapide, les besoins sont de 450 Calories de plus par jour, ce qui équivaut à ½ tasse d’ananas en collation dans la matinée, une poignée de noix en après-midi et un grand verre de lait en soirée. Pour diminuer les envies sucrées des femmes enceintes, il est recommandé de choisir des sources de glucides non raffinés à indice glycémique faible ou modéré car ceux-ci sont absorbés plus lentement et favorisent un meilleur contrôle de la glycémie entre les repas.

Jusqu’à 40 % des femmes enceintes souffrent de constipation à un moment ou à un autre pendant leur grossesse. Ceci s’explique par la quantité d’œstrogènes, de progestérone et d’aldostérone qui augmente, alors que la quantité de motiline diminue. Plusieurs autres facteurs peuvent s’ajouter: une baisse de l’activité physique, de longues périodes de repos, un faible apport en fibres et en liquides et la supplémentation en fer. Il faut donc encourager l’hydratation régulière et abondante, l’activité physique et une alimentation pauvre en aliments transformés dépourvue de fibres alimentaires.  Les aliments les plus riches en fibres sont  les produits céréaliers de grains entiers, les noix et graines, les fruits et légumes (avec pelures bien nettoyées) et enfin les légumineuses. Il faut les intégrer à tous les repas et boire de l’eau en concomitance et entre les repas.

Ultimement, en ce qui a trait aux suppléments de vitamines et de minéraux, il est important de les limiter à un seul comprimé par jour pour éviter le surdosage de certaines vitamines et les risques associés de malformation.  Pour combler des carences alimentaires  ou l’évitement de certains groupes alimentaires, il est conseillé de faire  évaluer l’alimentation de la femme enceinte par une nutritionniste qui sera en  mesure d’établir un plan alimentaire adéquat et au besoin des recommandations pour suppléments alimentaires.

http://canadiensensante.gc.ca/healthy-living-vie-saine/pregnancy-grossesse/general-information-renseignements-generaux/omega-3-fra.php

Institute of Medicine (IOM) « Weight Gain During Pregnancy : Reexamining the Guidelines », Washington, DC : The National Academies Press, 2009

 

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